Dites oui à la reconduction de l’aide alimentaire européenne.
Rejoignez le mouvement et signez la pétition !
The Airfood Project est une action de solidarité pour obtenir le maintien de l’aide alimentaire européenne.
The Airfood Project est une action de solidarité pour obtenir le maintien de l’aide alimentaire européenne, un fond européen d’urgence menacé de suppression, ce qui mettrait en danger la survie de ses millions de bénéficiaires. En participant dès maintenant au The Airfood Project, alertez l’opinion et les décideurs… et aidez-nous à le défendre !
Le principe ? Vous connaissez le Air Guitar, qui consiste à faire semblant de jouer de la guitare comme un pro, mais sans guitare ? Et bien le Airfood , c’est un peu la même chose. C’est un dîner où l’on mange… mais avec une assiette vide, parce que c’est ce qui risque d’arriver à ces européens en grande difficulté s’ils perdent cette aide alimentaire vitale.
Depuis 25 ans, l’aide alimentaire européenne permet de répondre aux besoins alimentaires les plus urgents de plus de 18 millions d’européens précaires – grâce à la distribution, non d’argent mais de denrées agricoles en surplus, via les ONG. Il permet à la fois de fournir de la nourriture à ceux qui en ont le plus besoin, de lutter contre le gaspillage et d’offrir à ses bénéficiaires un moment d’écoute et de solidarité indispensable. Bref, c’est un projet humanitaire peu coûteux, pragmatique et efficace… Protégeons-le !
C’est pourquoi nous avons besoin de vous, de votre énergie et de votre force de conviction
Comment agir ?
1. Se filmer en plein « Airfood »… et partager la vidéo !
2. Signer, faire signer la pétition
3. Interpeller les décideurs européens via twitter
4.En parler, en parler, en parler autour de vous !
Un programme au fonctionnement unique.
L’aide alimentaire européenne est un programme humanitaire d’urgence lancé en 1987. Ce fond, qui représente 1 euro par européen, permet depuis plus de 25 ans d’assurer les besoins vitaux alimentaires de plus de 18 millions de personnes en grande difficulté. C’est, à ce jour, une des plus importantes sources d'approvisionnement pour les organisations travaillant en contact direct avec les européens les plus démunis.
Pas de circulation d’argent. Les bénévoles des ONG sélectionnées collectent et redistribuent uniquement des denrées agricoles aux personnes précaires qui en ont besoin.
Une véritable économie. C’est le seul programme avec aussi peu de coûts induits, grâce à l’engagement de milliers de bénévoles européens.
Un projet anti-gaspi. C’est un excellent moyen de lutter contre le gaspillage alimentaire (grâce à la distribution des surplus issus de la PAC).
Des moments d’écoute et d’insertion. La distribution n’est pas seulement vitale sur le plan alimentaire : elle offre aussi à ces personnes en très grande rupture sociale un moment de contact et d’écoute. C’est grâce à cette relation de confiance que les bénévoles peuvent aussi plus facilement orienter les bénéficiaires vers des structures ou des passerelles d’insertion sociale.
Aujourd’hui, l’aide alimentaire européenne est en sursis.
Jusqu'à présent, 20 pays des 27 pays européens en bénéficiaient, les 7 pays « réfractaires » répondant tout simplement à des organisations nationales d’aide alimentaire différentes. Or, s’il n’est pas voté au cœur des orientations budgétaires 2014-2020 lors des prochains Conseils (en novembre et décembre 2012), l’aide alimentaire européenne disparaîtra fin 2013.
Nous avons donc 3 mois pour interpeller les pouvoirs publics et mettre les décideurs européens face à leurs responsabilités, dans un contexte de crise économique – et donc humanitaire - aggravée. La flambée des prix agricoles et des prix à la consommation rendent inaccessibles les produits d’alimentation vitaux à près de 20 millions d’européens. Pour faire face aux demandes qui vont se multiplier, les ONG et associations devront prévoir leur approvisionnement dès 2013. Ce n’est pas le moment de priver les européens les plus démunis d’une précieuse aide alimentaire, et ce sans leur fournir une véritable solution alternative.
« Europe Against Poverty » : une solution insuffisante.
La solution envisagée, c'est-à-dire la création d’un nouvel outil de lutte contre la pauvreté « Europe Against Poverty » - et répondre aux objectifs fixés par l’Europe à l’horizon de 2020 – n’est hélas pas suffisante. Son montant de 2,5 milliards d’euros sur 7 ans ne couvrira pas les 3,5 milliards nécessaires au maintien d’une aide équivalente à celle distribuée en 2011. De plus, cet outil n’a pas encore voté par les chefs d’États…
C’est pourquoi il est urgent, vital, indispensable de sauver l’aide alimentaire européenne
Europe : les chiffres de la pauvreté :
- Taux de chômage de 11%
- 80 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté en Europe
- 43 millions de personne ne peuvent se nourrir qu’une fois par jour
- 18,4 millions de personnes poussaient en 2011 les portes des ONG européennes pour assurer leurs besoins vitaux alimentaires.
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Les quatre associations françaises d'aide alimentaire se sont unies à leur homologue allemand, Die Tafeln, pour porter leur message auprès du Président du Parlement européen, Monsieur Martin Schulz, qui les a reçues, à Bruxelles, ce mercredi 9 janvier
Mr Schulz a affirmé son soutien à la cause des plus démunis portée par les associations présentes. Il s'est prononcé pour le vote d'un budget à la hauteur des besoins, c’est-à-dire au moins équivalent au budget actuel, considérant que l'Europe se doit de rétablir un équilibre social.
Les cinq associations saluent cette initiative fortement symbolique, claire et courageuse et restent résolument mobilisées afin d’obtenir un vote favorable des chefs d’Etats.
Elles ont bénéficié d'un accueil chaleureux et d'une grande écoute concernant leurs préoccupations grandissantes à la veille du Conseil européen des 7 et 8 février prochain durant lequel le budget du futur programme sera discuté.
Elles ont avancé les chiffres d'une augmentation toujours plus inquiétante du nombre de personnes venant chercher de l'aide de plus de 10% par rapport à l'année passée.
Ce constat alarmant s'inscrit en contradiction forte avec la volonté de certains Etats de supprimer ce programme, bénéficiant à 18 millions d'Européens depuis plus de 25 ans et dont le coût n'est pourtant que d'1 euro par an et par Européen.
En imaginant que le Conseil européen supprime ou diminue le budget de cette aide, le coût économique et social en serait considérablement plus élevé que si l'on maintenait ce programme. De même, les répercussions écologiques (sur le développement durable, la lutte contre le gaspillage…) ainsi qu’en matière de santé seraient catastrophiques.
Bien au-delà, une telle décision conduirait à un véritable tsunami alimentaire et au retour de carences alimentaires graves sur notre continent.
Malgré les nombreux appels du monde associatif européen et notamment des Banques
Le Monde.fr avec AFP | 15.10.2012 à 14h24
Les principales associations caritatives françaises ont lancé lundi un appel à la mobilisation pour défendre le programme européen d'aides aux plus démunis (PEAD) – qui permet de distribuerdes repas aux personnes dans le besoin – en sursis jusqu'à fin 2013. Les associations estiment que cette aide"représente de 23 % à 50 % des denrées alimentaires distribuées, soit 130 millions de repas qui risquent de disparaître dans un an".
La Croix-Rouge française, les Restos du cœur, le Secours populaire et la Fédération française des banques alimentaires veulent "interpeller les pouvoirs publics et mettreles décideurs européens face à leurs responsabilités dans un contexte de crise économique – et donc humanitaire – aggravé". Elles appellent les citoyens à se filmeralors qu'il font semblant de mangerle contenu d'une assiette vide puis à posterla vidéo sur Internet.
Un site internet (The Airfood Project.com), une page facebooket le mot-clé #airfood sur Twitteront également été lancés pour défendre le PEAD.
18 MILLIONS D'EUROPÉENS CONCERNÉS
Ce programme est en sursis depuis que l'Allemagnea réclamé en 2011 la fin du financement communautaire du PEAD, arguant que l'aide sociale relevait des Etats et non de l'Union européenne(UE). Après deux mois de blocage, les eurodéputés avaient donné fin novembre 2011 leur feu vert au maintien pour deux ans de ce programme doté de près de 500 millions d'euros annuels – dont 70 millions pour la France –, mais l'UE ne devrait plus le financerà partirde 2014.
"Si un nouveau programme n'est pas voté par les chefs d'Etat ou de gouvernement avant décembre 2012, notamment à l'occasion de la finalisation du budget européen pour les sept ans à venir, l'aide alimentaire à l'échelon européen disparaîtra totalement et irrémédiablement un an plus tard", ont rappelé ces associations. Le gouvernement français s'est engagé début octobre à défendre au niveau de la Commission européenne le PEAD, qui finance l'aide alimentaire apportée à 18 millions d'Européens pauvres.
Selon Didier Piard, Directeur de l'action sociale de la Croix-Rouge française,« 130 millions de repas risquent de disparaître dans un an ». F. DURAND
Un cri d'alarme avant qu'il ne soit trop tard. Les présidents des Banques alimentaires, de la Croix-Rouge, des Restos du cœur, et du Secours populaire organisent ce lundi une conférence de presse pour défendre l'aide alimentaire européenne, menacée. En avant-première pour 20 Minutes, Didier Piard, directeur de l'action sociale de la Croix-Rouge, monte au créneau.
Le programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) est-il condamné ?
L'aide alimentaire est en sursis. Le Pead sera maintenu pour 2012 et 2013, mais il disparaîtra ensuite. Or, entre 23 % et 50 % des denrées alimentaires distribuées aux Français les plus pauvres par nos quatre associations proviennent du PEAD. C'est 130 millions de repas qui risquent de disparaître dans un an. Une situation d'autant plus grave que le nombre de bénéficiaires de nos associations augmente chaque année en France
Mais il est question que le PEAD soit remplacé par un nouveau programme…
Encore faut-il qu'il soit voté par les chefs d'Etat ou de gouvernement européens avant décembre 2012. Il nous reste donc trois mois pour interpeller les pouvoirs publics européens et l'opinion publique. Et si ce programme voit le jour, encore faut-il qu'il soit suffisamment doté. Car pour l'heure, il est question d'un budget de 360 millions d'eros par an, alors que ce programme bénéficiera à 27 pays. Or, le PEAD était doté de 500 millions d'euros par an et bénéficiait à 18 pays. Il faudrait une enveloppe d'un milliard par an pour pouvoir aider les 18 millions d'Européens les plus pauvres. Sans cela, l'objectif européen de réduire d'un quart le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté d'ici à 2020 sera inatteignable.
Quelle serait la conséquence pour la France d'un programme d'aide alimentaire avec un tel budget ?
L'aide étant distribuée aux pays en fonction de leur situation, si ce budget se confirme, la France ne devrait pas obtenir plus de 20 millions d'euros, alors qu'il lui faudrait le double.
Delphine Bancaud
L'union Européenne prix nobel de la paix
Secouée par une grave crise économique et sociale, l'Union européenne a reçu vendredi un coup de pouce au moral en se voyant attribuer le prix Nobel de la paix 2012 pour son rôle dans l'unification du Vieux Continent. « Dans ce contexte, ne pas soutenir l'aide aux plus démunis serait interprété comme un message contradictoire », commente Didier Piard.
La Fédération Française des Banques Alimentaires, la Croix Rouge, les Restaurants du Cœur et le Secours populaire français s’unissent pour lutter pour le maintien d’une aide alimentaire européenne à la hauteur des besoins grandissants des populations fragilisées dans un contexte de crise aggravée.
La sauvegarde d’un programme européen d’aide alimentaire est essentielle au-delà de 2013 afin de permettre aux associations européennes de continuer à œuvrer en faveur des plus démunis en apportant un soutien et une écoute indispensable à l’accompagnement et à l’inclusion sociale de chacun.
Le 23 novembre 2012 aura lieu la délibération en Conseil des chefs d’Etats européens. Nous alertons les institutions européennes et françaises de l’urgence et de la gravité de situation et souhaitons que l’Europe prenne ses responsabilités, en affirmant son engagement de solidarité en faveur des hommes et des femmes qui y vivent.
Les chiffres montrent que le nombre d’européens vivant en dessous du seuil de pauvreté et bénéficiant de l’aide alimentaire ne cessent de croître tandis que les prix des matières premières flambent. De plus, la perspective légitime de l’ouverture de ce programme à tous les états induit de nouveaux besoins. Le budget du nouveau dispositif ne saurait être inférieur aux enveloppes existantes, mais devrait même être augmenté afin de couvrir les besoins mesurés par la Commission Européenne, soit 4,75 milliards d’euros, pour permettre de répondre aux objectifs que l’Europe s’est fixés à l’horizon de 2020 en matière de lutte contre la pauvreté.
Il nous semble alors aujourd’hui essentiel d’alerter les pouvoir publics de la nécessité d’un programme européen garantissant un droit fondamental et un besoin vital, celui de l’accès à une alimentation suffisante, de qualité et équilibrée.
Les associations françaises souhaitent mobiliser les pouvoirs publics mais également les opinions publiques pour un véritable pacte européen de solidarité. Dans les années 80, une idée généreuse a permis la mise en place d’une politique européenne d’aide alimentaire. Elle constituedepuis un outil indispensable à la sécurité alimentaire de plus de 18 millions d’Européens en grande difficulté. En soutenant ce pacte, ils resteront ainsi fidèles aux ambitions initiales des fondateurs de l’Europe.
Le gouvernement s'est engagé à défendre au niveau de la Commission européenne le Programme européen d'aides aux plus démunis (PEAD), qui finance l'aide alimentaire apportée à 18 millions d'Européens pauvres mais se trouve en sursis jusqu'à fin 2013.
A l'issue d'une réunion avec les associations caritatives françaises bénéficiaires de ce programme (Croix-Rouge française, Restos du Coeur, Secours populaire et Fédération française des banques alimentaires), le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a assuré que "la France se mobilisera pour défendre le PEAD".
Ce programme, qui permet de distribuer des repas aux personnes dans le besoin, est en sursis depuis que l'Allemagne a réclamé en 2011 la fin du financement communautaire du PEAD, arguant que l'aide sociale relevait des Etats et non de l'Union européenne (UE).
Après deux mois de blocage, les eurodéputés avaient donné fin novembre 2011 leur feu vert au maintien pour deux ans de ce programme doté de près de 500 millions d'euros annuels (dont 70 millions pour la France), mais l'UE ne devrait plus le financer à partir de 2014.
"Avec maintenant 30 millions d'Européens qui risquent de souffrir de malnutrition, on ne peut pas laisser tomber l'aide alimentaire à l'échelle de l'Europe", a insisté M. Le Foll.
Pour cela, il faudra trouver un nouveau "véhicule juridique" pour que le programme ne soit plus basé sur le budget de la politique agricole commune comme c'était le cas jusqu'à présent, a-t-il souligné, et ensuite "décider si cela s'étend à tous les pays" - aujourd'hui le PEAD concerne 19 des 27 pays européens.
"Avec Stéphane Le Foll et Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux Affaires européennes, nous allons écrire aux commissaires européens" en charge de l'agriculture et des affaires sociales, a expliqué la ministre chargée de la lutte contre l'exclusion, Marie-Arlette Carlotti, qui participait à la réunion.
La fin du PEAD serait "un véritable échec européen, au moment où l'Europe est en crise", a souligné Didier Piard, directeur de l'action sociale à la Croix-Rouge française, rappelant que "l'aide alimentaire, c'est un euro par Européen".
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